Vendredi 11 décembre 2009 5 11 /12 /Déc /2009 02:43
 

P1010069Une belle balade à faire sur la zone de Rémire Montjoly, c'est le sentier du Rorota. Lieu de rencontre du sportif accompli, du jogger, du promeneur du dimanche, du touriste amateur de photos « nature » ou de la minette qui veut redessiner sa silhouette (je ne vous dirai pas dans quelle catégorie je me range), tout le monde trouve du plaisir à sillonner ce chemin de forêt balisé de balisiers qui serpente au cœur d'une végétation luxuriante, dans une palette infinie de verts allant du vert tendre au vert anglais. De petites cascades au bord du chemin ou que l'on peut entendre plus loin dans les épais enchevêtrements de plantes et d'arbres apportent une note rafraichissante, au sens propre comme au figuré, à la moiteur de cette chaleur tropicale.

 

Dans les sous-bois à l'ombre des arbres ou au bord du chemin on trouvera des taches de couleurs, ces fleurs rouges, roses, mauves ou blanches, comme la canne congo, le balisier, le centropogon cornutus, l'ipomée et autres fleurs tropicales. De grandes brassées de bambous vertigineux, telles des gerbes de feux d'artifices ponctuent ce sentier, véritable tunnel végétal par endroit, que les rayons du soleil ont du mal à traverser.

 

Au détour du chemin, on pourra voir apparaître trop furtivement le passage du plus beau papillon du monde, le Morpho bleu, de ce bleu métallique qui tranche dans cette végétation abondante et qui en fait un moment unique. La nature nous a donné les couleurs, l'homme n'a fait que les recopier !

 

Au sommet du plateau du Rorota, on trouve le lac qui sert de réserve d'eau à la ville de Cayenne ; on y découvre aussi sur le versant qui surplombe la côte, des points de vue splendides sur la plage de Rémire-Montjoly et la colline de Montabo. De retour sur ce sentier circulaire, on peut voir si on lève la tête et avec un peu de chance, le mouton paresseux, qui se prélasse à la cime de certains arbres.

 

Un vrai moment de détente que l'on renouvelle le plus souvent possible dont vous pouvez voir les images sur la vidéo qui suit. Bonne promenade....

Par CRICRI - Publié dans : Découverte de la guyane - Communauté : Voyage, découverte et rêverie
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Lundi 9 novembre 2009 1 09 /11 /Nov /2009 23:26
 

Pour ce nouvel article, je pourrais reprendre le slogan d'une agence de tourisme en Guyane « la Guyane ne se raconte pas, elle se vit ». Pourtant, tout le monde n'a pas la chance de pouvoir y venir, alors à travers, cette visite, je voudrais vous faire partager notre week-end au camp Cisame, organisé avec une agence de tourisme en pleine forêt amazonienne sur le fleuve Approuague.

 

En effet, quand on n'est pas guide, guyanais « pure souche », chasseur, ou amérindien, il est plutôt déconseillé de s'aventurer en forêt par ses propres moyens, certains l'ont fait, on les cherche encore ..., c'est pourquoi beaucoup d'agences de tourisme ou des guides individuels, proposent des circuits, du séjour « plan-plan » au trekking sportif.

 

Nous, bien entendu, nous avons préféré le séjour « plan-plan » pour passer ce week-end d'août en famille,

 

Pour arriver au Camp Cisame, il faut déjà aller jusqu'à Régina, avant dernier village avant la frontière avec le Brésil, 2 heures de route agréable depuis Cayenne, puis au ponton de Régina, embarquement pour l H 45 de pirogue sur le fleuve Approuague et ses sauts, un des plus beaux de Guyane.

Campement en pleine forêt avec différents carbets traditionnels en palmes de Toulouri (palmier guyanais), pour la restauration, le couchage, les sanitaires ou les palabres. Au programme, balades en forêt avec descente à pied dans le lit d'une crique de la forêt primaire avec guide amérindien qui nous présentera les différentes essences de la pharmacopée, recherche d'or dans la petite crique située à coté (les rivières s'appellent des « criques » en Guyane , descente d'une partie de l'Approuague à la nage, canoë. bref un programme sympa, une très bonne restauration, une immersion nature comme on l'aime et tout cela évidemment en toute sécurité ! Nous avons même eu droit à la vraie averse tropicale dans cette saison sèche, qui aurait pu servir de décor à la pub d'un certain produit douche ! Et même, à la venue d'un anaconda de belle taille dans la crique où nous cherchions de l'or, le premier depuis ces 14 mois passés en Guyane.

Un beau week-end, qu'on a simplement envie de renouveler alors comme vous le verrez dans le diaporama ci-dessous.

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Lundi 26 octobre 2009 1 26 /10 /Oct /2009 21:44
 

Les Iles du Salut, ça c'est le côté « Antilles » de la Guyane, pourquoi « Antilles », pour la couleur de son eau bleu turquoise, enfin quand il fait beau.

On accède aux Iles du Salut depuis un petit port à Kourou, Il s'agit d'un ensemble de trois iles, la plus grande, l'Ile Royale, St Joseph et l'Ile du Diable, cette dernière étant inaccessible au public. Toutes ces iles ont abrité des bagnes, dont il ne reste que quelques vestiges, les plus conservés sont sur l'Ile Royale.

Le voyage de 15 km se fait en Catamaran et pour ma part, l'ayant fait deux fois, la première traversée a viré au cauchemar (Monique et Gaby peuvent en témoigner), un mauvais temps, une mer houleuse, ma tête dans un seau, mais pas que la mienne …. tous les seaux disponibles ont été utilisés, sauf la cuvette pour la vaisselle !

Heureusement, au mois d'août, un temps magnifique, une mer d'huile et une traversée aux petits oignons avec un savoureux planteur.

C'est sur l'Ile de St-Joseph que nous avons accosté d'abord. Elle possède la seule plage de l'archipel sur laquelle nous avons fait pique nique avant d'aller visiter les vestiges du bagne envahis par la végétation qui tente de faire disparaître un passé peu glorieux de notre pays. C'est dans ses geôles que séjourna Papillon, un des célèbres bagnards français.

Les tombes qu'on peut voir sur ces iles sont celles des personnels de l'administration pénitentiaire et de leur famille ou des hommes d'église ; les bagnards étaient tous jetés à la mer et nourrissaient les requins ! Il y avait 800 bagnards qui arrivaient chaque année sur les iles, et il y avait toujours environ 800 bagnards sur ces iles ; faites le compte, les requins ne crevaient pas de faim !!

Nous sommes ensuite partis pour la visite de l'Ile Royale où les vestiges du bagne sont mieux conservés ; on peut y voir l'hôpital où les bagnards rêvaient d'être internés, car mieux traités,

Ces Iles ont une végétation luxuriante et on peut apercevoir de nombreux agoutis grignoter des fruits, des singes saïmiris mais aussi de gros iguanes à la tête préhistorique se dorer au soleil.

Bien entendu, on y voit également de nombreuses fleurs multicolores au détour des chemins, Autrefois synonyme d'enfer, ces iles sont à présent, un havre de paix où c'est un bonheur d'y passer une journée comme un week-end end.

Enfin retour sur un coucher de soleil grandiose, au milieu de l'océan, avec comme seul bruit, le claquement des voiles du catamaran.

Alors pour que ce commentaire soit plus vivant, je vous invite à regarder la vidéo ci-jointe...

Je remercie également Patrice, mon cher beau-frère qui a contribué à alimenter par ses photos, ce montage.
Maintenant, si je ne vous ai pas convaincu avec ces images, c'est que vous êtes définitivement naturophobe !

Par CRICRI - Publié dans : Découverte de la guyane - Communauté : LA GUYANE
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Samedi 26 septembre 2009 6 26 /09 /Sep /2009 16:12
 

Notre réel coup de cœur, ce sont les tortues Luth, les plus grosses tortues marines au monde (taille moyenne 1.80m pour un poids d'environ 400 à 600 kg). Ces tortues marines, de forme ovoïde, n'ont pas d'écailles, mais une carapace de cuir noire mouchetée de blanc et semblent tout droit sortir d'un film de Spielberg avec leur allure d'animal préhistorique, Elles viennent pondre d'avril à juillet sur les plages de Guyane essentiellement à REMIRE MONTJOLY et sur la très réputée plage des Hattes à AWALA YALIMAPO à l'embouchure du Maroni, qui pouvait encore il y a quelques années accueillir jusqu'à parfois 500 tortues par nuit sur ses 5 km de plage.

Elles arrivent parfois même en plein jour, alors qu'il y a du monde sur la plage et se hissent sur la sable pour venir faire leur nid et pondre environ un peu moins d'une centaine d'œufs, dont très peu finiront par devenir des tortues adultes. Ce processus prendra près d'une heure et demi jusqu'à son retour en mer. C'est un spectacle émouvant, de voir ces tortues, hors de leur milieu aquatique, qui peinent à se mouvoir sur le sable.


D'autres tortues marines, les tortues vertes et olivâtres viennent également pondre sur cette plage mais moins nombreuses, nous n'avons malheureusement pas pu en voir, sauf, deux, mais mortes, ayant probablement ingéré des sacs plastiques qu'elles prennent pour des méduses, leur principale alimentation. Ces espèces en voie de disparation, protégées depuis 2000 par un programme de conservation, ne cessent de voir à présent leur nombre augmenter, grâce une information importante auprès du grand public et grâce à une organisation associative de bénévoles qui surveillent les plages durant les pontes afin de protéger les tortues des prédateurs, comme les chiens errants ou les braconneurs qui pillent les nids voire tuent les tortues pour leur chair.  



Après deux mois de gestation, ces oeufs donneront de petites émergences (bébés tortues) d'une dizaine de cm que nous verrons par dizaines s'échapper vers la mer à la tombée du jour pour continuer à perpétuer le cycle de la vie...

Pour plus de photos, visitez l'album...








 

Par CRICRI - Publié dans : Découverte de la guyane - Communauté : GUYANE FRANCAISE
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Jeudi 17 septembre 2009 4 17 /09 /Sep /2009 21:43

  Novembre 2008, ce fut notre première vraie sortie dans la "Guyane profonde", le marais de Kaw. A 70 km de Cayenne.


Après plus d'une heure de pirogue sur le marais en compagnie d'un passionné qui nous raconte la vie du marais, ses hôtes et sa flore, nous passons la nuit sur un carbet flottant et au petit matin, réveil à l'aube aux cris des singes hurleurs qui peuvent s'entendre jusqu'à 11 km à la ronde. Ce concert est un moment d'émotion au réveil, les yeux toujours fermés, on peut même s'imaginer transportés sur les hauteurs des plateaux du Zaïre à écouter « les gorilles dans la brume », bien qu'ici, les singes hurleurs ne soient pas des gorilles et plutôt de petite taille par rapport à ces derniers.


Là nous observons un lever de soleil des plus somptueux.

Mais avant cela, à la nuit tombée, nous faisons connaissance de la faune qui vit dans le marais parcourant de nuit les quelques km qui nous séparent du carbet. Sur les berges on aperçoit un cabiai, gros rongeur pouvant atteindre plus d'un mètre et les fameux caïmans, que l'on a pu voir à la lueur des lampes torches et même toucher, inoffensifs quand ils n'ont que quelques dizaines de cm ; les gros se sauvent à notre vue ! Ils ont sans doute fini leur diner (non je blague …). Pendant cette virée, de petits piranhas de quelques cm, attirés par nos lampes frontales, sautent par dizaines dans notre pirogue, histoire de faire un petit bout de chemin en transport en commun, et qui ont donné quelques frissons à certains passagers !

 

 


 

                                               CABIAI




                                         CAIMAN A LUNETTES

Par CRICRI - Publié dans : Découverte de la guyane - Communauté : GUYANE FRANCAISE
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